Retournons en forêt ...
Revenir à la sylve
Retournons en forêt ...

Billet d'humeur

Retournons en forêt ... Allez-y de votre poulet!
Je suis tout oeil...


Le 15 mai 2000,

J'ai été jusqu'au bout des choses en matière de littérature. Non pas que la tache soit achevée, loin de là. Mais j'ai décliné la chose en quatre parties qui font un bel ensemble. Il est toujours très cruel d'être obligé de faire un tri de choses que l'on adore... je ne sais pas pourquoi, mais je suis persuadé qu'en fin de compte, tous les textes et poèmes qui ont ma préférence, se retrouveront sur ce site un jour ou l'autre. C'est juste une question de temps. De la même manière que pour les autres sujets, si vous avez des textes ou poèmes à me suggérer, ils seront les bienvenues. Si tant est qu'ils me plaisent. Sans vouloir faire de l'autoritarisme et autocratie primaires, c'est quand même le but de cet endroit.


Le 25 avril 2000,

Retour de vacances. Il est temps que je devienne studieux. Je vais donc m'immiscer doucement dans la ouate voluptueuse de la littérature. D'aussi loin que je me souvienne, elle fut ma première passion. Je suis bien sûr passé par les bibliothèques rose et verte, mais entre Oui-Oui, Fantômette et le Club des Cinq, j'avais mes écarts, mes prémices, approches timorées mais passionnées des livres des grands que j'enviais à mon père. Je me sustentais par à-coups de La Fontaine, Molière, Racine, Homère, Hugo, Sand,... tant de noms dont je caressais avec admiration les lettres sur les couverture des livres qui passaient dans mes mains de jeune enfant avide de sensation. Je pense que l'amour des chats et de la littérature sont, pour moi, très liés. Lire un poème ou quelconque histoire, bercé par le ronronnement d'un chat paisible, lové sur nos genoux... c'est du nectar. Si je devais poursuivre plus avant le tableau, j'y ajouterais un âtre au bois craquant et aux flammes subjuguantes, un grand et gros chien allongé, au museau posé sur ses pattes avant, un fauteuil en vieux cuir tanné, lustré aux énormes accoudoirs et, last but not least, le grand verre à alcool déposé dans le fond de la main, à la liqueur ambrée, prise d'onde et de remous, doucement échauffée par les flammèches qui attisent, avivent, exaltent son esprit-de-vin. Certes, cela n'est guère original mais foin! Pour enfoncer le clou plus profondément, je voudrais que la scène se passe dans un cottage, un bon vieux cottage sis près d'un lac aux noires eaux, sous la hautaine protection d'une petite montagne de la verte Irlande. Là, à coup sûr serait mon bonheur d'homme simple... après la lecture, aller galoper sur la lande, à la tombée de la nuit ou au levé du jour. Ranger la monture à un Pub échauffé de brouhaha et faire claquer les pintes de Guiness aux autres double-bocks en chantant à tue-tête des airs de tradition... Si vous en voulez encore, j'en ai à foison, de ces images de bonheur simple. Je vais d'ailleurs vous laisser là pour m'en envoyer une dose.


Le 5 avril 2000,

Je quitte un peu ce vieux Billy pour passer à Cats. Cette savoureuse comédie musicale qui irrite certains et en fascine d'autres. Cela me permettra de parler des chats. C'est en effet l'un de mes animaux préférés. Mais je ne vais pas vous refaire la litanie que vous vous êtes peut-être gaufrée dans l'exposé de mon sujet. Et puis, ce petit encart félin me permettra aussi de parler de Barython, mon amie la chatte. La confidente qui m'a suivi pendant treize ans. Ca ne sera peut-être pas de votre goût, mais ça sera mon hommage à moi à Elle. Et puis, c'est assez rare chez moi, voire exceptionnel, ces effusions maladroites, que je peux me la permettre. Dont acte.
En ce qui concerne Cats, j'écrirai l'histoire pour ceux qui ne la connaissent pas et je ferai un topo sur la comédie musicale. Je l'aborderai donc du côté littéraire (T.S. Eliot et son "Old Possum's Book of practical Cats") et puis du côté musique. Quelques textes et poèmes viendront agrémenter l'affaire. Pris ça et là... derechef, je vous mets à contribution si vous connaissez poème ou texte qui ne serait pas sur ce site.


Le 15 mars 2000,

Les choses prennent leur temps qui se révèle être le mien. Je comprend maintenant l'une des difficultés à créer un site Web. Le rendu n'est jamais à la hauteur de ce qu'on imaginait. La déception est parfois frustrante et maintes fois sur le métier il me faut remettre mon ouvrage. En fait, c'est surtout à vous que je pense. Afin que vous ayez tout le confort du monde pour parcourir ces pages. Un site peut s'avérer intéressant, si sa lecture est urticante et désagréable, on a tôt fait de le quitter en le clouant au pilori plutôt que dans nos favoris. C'est pourquoi je vous saurai gré de me faire part de la moindre petite (ou grosse) négligence de ma part qui pourrait mettre fin à toute velléité de votre part de pousser plus loin la compulsion de mon site. De toute manière, rien n'est définitif, c'est ainsi que je vois toute chose, du moins j'essaie... Et, comme dit l'esthète, tout est perfectible. C'est donc avec vos remarques et autres critiques constructives que je rendrai cet endroit plus agréable, fonctionnel et confortable. Je suis en train de m'atteler à mon sujet sur la schizophrénie. "Who is Billy Milligan ?" vous fait part de ce qui est, à mon sens, le plus formidable et notable cas de schizophrénie, ou personnalité multiple. Je vais tenter de couvrir le sujet de la façon la plus ample possible. Ce n'est pas chose aisée car il y a peu de matière sur le net et en littérature, traitant de la schizophrénie et la vulgarisant parfaitement. J'ai pu dénicher quelques autres cas de multiples personnalités, dont celui, très célèbre, de Sybil. Il me faut aller à la pêche aux informations et ce n'est pas évident. Nous vivons dans un monde malheureusement très anglophone et pour trouver des renseignements dans la langue d'Hugo, c'est la croix et la bannière. Nous avons décidément beaucoup de retard. C'est à nous de le combler. C'est pourquoi il ne faut pas hésiter à créer son site. Ils feront comme de petits pains et nous aurons matière à nous intéresser sur la toile, sans passer par un logiciel traducteur. Donc, je vous demanderais aussi (je sais, je sais, j'abuse) de bien vouloir m'aiguiller si vous levez un lièvre et débusquez des sites étoffant la matière que je possède déjà.


Le 01 mars 2000,

Comme il est aisé de dire : je vais faire cela. Cela parait si simple. Et quand on s'y attèle ... la charrue prend du poids. Je me suis dit doucement : "je vais créer mon site. Cela ne me parait pas si difficile et puis, le partage a toujours été mon credo". Effectivement, même pour un néophyte, l'apprentissage fut aisé. Le problème, quand on est, comme moi, quelqu'un d'extrême, c'est qu'on ne voit que rarement le bout de ce que l'on entreprend. Si vous doublez le gaillard d'un perfectionnisme quasi maniaque ... vous obtenez un projet qui prendra fin quand Internet sera aussi désuet que le minitel.
A l'origine, je ne voulais, éventuellement, ne causer que de Tolkien et accessoirement, de l'Irlande. Je me disais qu'avec les possibilités graphiques du net, j'allais pouvoir exploser les écrans à grands coups de superbes images! J'accompagnerais tout cela d'un zeste succinct de prose discrète, histoire de me dégourdir les doigts. Mais, comme de coutume, j'ai repris mes chemins de flâneries où je me perds en rêveries et me suis laissé aller à l'exubérance. N'ayons pas peur des mots et soyons fous!
J'ai donc estimé qu'y étant, autant aborder mes petites passions. Et comme mes centres d'intérêt sont aussi nombreux que les étoiles de la Voie Lactée ... Bref, c'est en Indiana Jones de la machette que j'ai taillé à travers la forêt de mes passions pour en arriver à une petite dizaine, non sans mal. Cela fait très brocante et l'on y trouve ce qu'on y chine. Mais ce n'est pas aussi labyrinthique que cela le laisse paraître a priori.
Tolkien mène naturellement à l'Irlande. L'Irlande, à Loreena et au Lord of the Dance. Lord of the Dance à Cats. Cats à Paris (pour les chats de gouttière! Tss!). Et Paris à La Commune. Seul Milligan ne fait pas trop chaînon. Mais la schizophrénie est un sujet tellement intéressant et fascinant qu'il me tardait de faire part à autrui de l' existence de cette grave maladie.