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SCHIZOPHRÉNIE
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Billy Milligan

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K de schizophrénie



La schizophrénie est une maladie mentale qui se caractérise par de graves troubles de la pensée, du comportement et de la perception, marquée par une importante désorganisation. On entend par troubles du comportement une sorte d'inadaptation sociale, une absence de pertinence quant aux attitudes du schizophrène. L'inopportunité de ses actes est très présente. Le schizophrène est sujet à des pertes de contact avec la réalité, des délires, des hallucinations et un comportement de nature psychotique.
C'est Eugen Bleuler, un psychiatre suisse, qui, en 1911, a donné le nom de schizophrénie à la maladie alors communément appelée démence précoce. Schizophrénie signifie dissociation, dédoublement de l'esprit. Il ne faut toutefois pas la confondre avec le dédoublement de la personnalité, ce dernier cas ne montrant pas de ruptures avec le réel, de délires ou d'hallucinations.

Qui souffre de schizophrénie?

Il faut noter qu'environ 1 p. 100 de la population mondiale souffre de schizophrénie. La maladie se manifeste autant chez l`homme que chez la femme, et généralement entre dix-sept et vingt-cinq ans, au sortir de l'adolescence et au début de l'âge adulte. Les symptômes surviennent ordinairement plus tôt chez l'homme, parfois même avant l'âge de quinze ans, dans 2 p. 100 des cas. Remarquez qu'elle ne se déclare que rarement passé l'âge de trente ans.

Quels sont les types de schizophrénie?

Certains chercheurs affirment qu'il existe deux formes de schizophrénie. On définit le premier type, qui serait dû à un dérèglement des fonctions de neurotransmission, par des symptômes positifs. Les hallucinations, le délire, les comportements bizarres, les troubles du sommeil et la confusion sont fréquents chez le sujet. Son dysfonctionnement va et vient. Il arrive que le patient se comporte normalement, répondant bien aux neuroleptiques qui empêchent la transmission de la dopamine. Le schizophrène du deuxième type, contrairement à celui du premier, présente des symptômes négatifs. Il s'agit ici de défaillances telles que : des problèmes d'articulation, d'atonie émotive, de repliement sur soi, d'inadaptation, d'apathie, d'inertie motrice et psychique, de mélancolie et de perte d'attention. Des anomalies cérébrales seraient responsables de ces symptômes. Habituellement, le schizophrène du deuxième type a connu des antécédents de dysfonctionnement social et scolaire. Ainsi, le malade a peu de chances de s'en sortir. Les neuroleptiques ne lui font aucun effet et les examens radiologiques confirment des anomalies d'ordre structurel. Toutefois, il peut arriver qu'une personne souffrant de schizophrénie détienne des symptômes positifs et négatifs. Il se peut également que la nature des symptômes se modifie au cours de la maladie.

Quelles sont les causes de la schizophrénie?

L'événement déclencheur de la schizophrénie est généralement un excès de dopamine dans le cerveau, un neurotransmetteur qui agit dans une partie de ce dernier et qui est responsable de l'humeur. Cet excès serait dû soit à une surproduction du neurotransmetteur, soit à une hypersensibilité des récepteurs de dopamine ou à un nombre excessif de ces derniers. Mais cette explication est loin d'être la seule. Plusieurs autres sont considérables, et beaucoup d'hypothèses sont présentement à l'étude. On a découvert que la maladie se présente plus souvent chez les gens vulnérables au stress. Pour cette raison, le patient peut s'attendre à un retour à la normale lorsque son niveau de stress diminue. L'hérédité influence également sur la probabilité qu'un enfant développe le mal. Si, par exemple, l'enfant n'a aucun antécédent familial schizophrène, il y a 1 possibilité sur 100 qu'il développe la maladie. Si un seul des parents est atteint, les risques sont de près de 15 p. 100 et, si les deux parents le sont, 1 de leurs 3 enfants sera schizophrène. De même, si un jumeau dizygote est diagnostiqué comme étant atteint de cette maladie, l'autre court un risque de 50 p. 100 de l'être aussi. Dans le cas d'un jumeau monozygote, c'est une certitude (100 p. 100). Plus le parent est éloigné, moins les risques sont élevés. Certains médicaments , comme les amphétamines, peuvent être responsables de l'apparition de la schizophrénie. On dit souvent que le milieu d'où l'on vient détermine le cours de notre vie. C'est ainsi qu'on croît avoir découvert une relation entre la classe sociale et la schizophrénie. Le nombre de cas schizophrènes est vraisemblablement plus élevé dans les classes économiquement faibles. Que le malade n'ait aucune confiance en lui, qu'il ait de la difficulté à affronter l'adversité et qu'il ne termine que rarement ses études résulte du fait qu'il ait de la difficulté à trouver un travail rémunérateur. Il dérive alors vers le bas de l'échelle. Cette situation peut s'avérer stressante, et nous savons que le stress peut se révéler propice au développement de la maladie. Une autre cause possible est le dysfonctionnement des parents. L'attitude des parents envers leur enfant peut effectivement causer le comportement inadapté de ce dernier. En effet, de trop nombreuses critiques et réprimandes qui n'ont pas leur place, ou même une communication qui n'est pas claire peut être un élément déclencheur de l'évolution de la schizophrénie. Un événement traumatisant peut aussi s'avérer comme étant une cause de la maladie, par exemple la mort d'un proche.

Quels sont les symptômes de la schizophrénie?

La maladie évolue très lentement. L'état de santé du patient ne peut que se détériorer au fur et à mesure que la maladie chemine. Le sujet s'isole de plus en plus. Il perd tout intérêt et n'a plus d'émotions. Il se replie sur lui-même et coupe toute relation avec ses amis et sa famille. Cette attitude peut durer des mois, voire des années, avant que les délires n'apparaissent. Dans d'autres cas, la maladie éclate brusquement, soit à cause d'un excès de stress, ou bien à cause de délires et d'hallucinations. Le schizophrène perd à présent tout contact avec la réalité pour alors se réfugier dans son monde imaginaire. Dans les deux cas, le schizophrène montre un comportement bizarre : il peut se parler seul, souffrir d'hallucinations visuelles et auditives, croire que quelqu'un essaie de contrôler son corps et ses gestes, avoir l'impression que ses idées sont bloquées ou volées par une force étrangère (hallucinations), souffrir de troubles d'association, tenir des discours confus et incohérents, inventer des mots, se prendre pour un personnage célèbre et agir comme lui (par exemple pour Napoléon ou pour Jésus-Christ), s'enfermer dans un mutisme complet, vivre comme s'il était seul au monde (délire), percevoir les couleurs et les formes différemment, entendre les sons plus faiblement ou plus fortement que la réalité, devenir moins sensible à la douleur, voir le goût d'un aliment se transformer et ne pas reconnaître des gens qu'il côtoie régulièrement (troubles de la perception).
En résumé, le patient démontre:
- une forme illogique de la pensée,
- des troubles de la perception,
- des changements affectifs,
- une détérioration de ses sens.
Ce sont là les principales caractéristiques qui permettent de diagnostiquer la schizophrénie, à condition qu'elles soient présentes pendant au moins six mois.
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